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  Groupe des foyers islamo-chrétiens
Pentecôte 2005
Compte rendu
 
Thème : Accueil

Rencontre enrichissante pour tout le monde : les « vieux » couples rencontrent des gens nouveaux et pour les « jeunes » couples, cela les aide de trouver des gens qui sont passés par là quelques années plus tôt.

Thèmes principaux que l’on souhaiterait voir traités :
- préparation au mariage
- éducation religieuse des enfants
- relations avec la belle-famille (explication des rites de l’autre religion)
- retourner vivre au Maroc/en Mauritanie/au Sénégal


PREPARATION AU MARIAGE
· Souvent un problème quand la femme est musulmane et le mari chrétien car dans la tradition et l’orthodoxie musulmanes, c’est l’homme qui transmet la religion.
· L’homme peut se marier avec une Chrétienne ou une Juive
Attention : cela est surtout vrai pour l’Afrique du Nord, mais moins pour l’Afrique noire : le tradition ne reflète pas l’orthodoxie religieuse dans ces cas-là.
Bibliographie : Les nouveaux penseurs de l’Islam de Rachid Benzine + Nous avons tant de choses à nous dire (du même auteur + Père Delorme) + site pour faire évoluer relations islamo-chrétiennes : études musulmanes.
· Place du sacrement catholique dans un mariage mixte ?
Demande de dérogation spéciale de l’évêque pour que le sacrement puisse être célébré avec un non-chrétien et reconnu par l’église
Témoignage d’un couple : il y a eu une cérémonie chrétienne à l’église avec moitié de Chrétiens et moitié de Musulmans et une cérémonie musulmane à la mosquée également avec les deux familles. Pour le mari musulman, la période de préparation du mariage chrétien a été une période de grand mûrissement personnel, car avec le prêtre, ils ont évoqué tous les sujets possibles : éducation des enfants, fruits d’un métissage. Le message était qu’il ne peut y avoir nulle contrainte en religion, ce qui est un message identique à celui transmis dans le Coran. A force de discussions donc, il n’y a plus de méfiance envers la religion de l’autre : le couple mûrit au cours de la vie.
· définition du mariage :
- engagement à fond
- le fait d’officialiser quelque chose : afin d’éviter les non-dits, plusieurs couples ont mis par écrit leur philosophie de vie et l’ont lue sous forme de dialogue lors de la cérémonie de mariage
· un participant déclare être heureux et chanceux d’avoir épousé une Chrétienne car cela lui a permis d’ouvrir les yeux et d’abandonner ses préjugés.
· Une autre participante évoque sa propre cérémonie de mariage : lieu neutre + textes des 2 religions.
Question : est-il difficile pour un Musulman d’entrer dans une église et l’inverse avec la mosquée pour les Chrétiens ? Il faut bien faire la différence entre être présent dans un lieu de culte et prier selon la religion de ce lieu. Cependant, une bonne communication avec les familles est préférable : prévenir les personnes avant et leur laisser le choix d’entrer dans le lieu de culte ou pas mais toujours éviter de penser à la place des gens : ne pas faire d’auto-censure en pensant anticiper les pensées de la famille ou de la belle-famille ; en effet, on a parfois de (bonnes) surprises !
Cf Coran : « Si Dieu avait voulu faire de vous un seul peuple, il l’aurait fait. »


PRESENTATION DES RITES AUX BELLES-FAMILLES
· ne pas confondre fatiha (reconnaissance de la religion musulmane) et chahada (profession de foi)
· après 20 ans de mariage, une participante a vraiment l’impression que son couple n’est plus constitué d’un Musulman et d’une Chrétienne, mais de deux êtres.
Question : existe-t-il un risque de syncrétisme au bout d’un certain temps ? Beaucoup de participants répondent non, mais avouent avoir une meilleure connaissance et donc une meilleure acceptation de l’autre religion.
· un couple parle de prières communes en + des prières rituelles de chacun.
· Noël ? le problème de la crèche a été résolu par un couple : affichage d’un tableau en liège dans l’entrée du logement avec des prières chrétiennes et musulmanes sur l’esprit de lumière, Dieu comme guide + photos de lieux sacrés + lumières
· Bilan : être très diplomate avec la famille/belle-famille ; bien tenir compte de leur vécu pour avancer.


L’EDUCATION DES ENFANTS
· beaucoup de couples choisissent d’élever les enfants dans la double religion et que ceux-ci décident plus tard.
NB : projet départemental dans l’Essonne avec d’autres couples mixtes : présentation à Dieu des enfants et suivi religieux : qu’est-ce que la religion chrétienne et qu’est ce que l’Islam ?
· Attention : la circoncision n’est pas un fait religieux mais un fait culturel. Il s’agirait d’un héritage du passé qui aurait correspondu à une épreuve initiatique.
Remarque : dans l’esprit des gens, la circoncision est un fait religieux. De fait, cela ne devient-il pas un fait religieux ? La même question se pose pour certains rites de l’Eglise.
La circoncision n’est donc pas l’équivalent d’un baptême musulman.
Question : comment un enfant devient-il musulman alors ? Selon le droit marocain, tous les enfants nés d’un père musulman sont automatiquement musulmans. Dans le Coran, certains versets peuvent amener à une telle interprétation et donc justifier l’élaboration des textes juridiques idoines.
· débat à propos de la circoncision : peut-on être musulman sans être circoncis ? Dans la mesure où la circoncision n’est pas un acte religieux, on serait tenté de répondre oui, mais la plupart des musulmans du groupe évoquent le rôle joué par les traditions, par le contexte du pays d’origine et/ou du pays dans lequel vont grandir les petits garçons.
Cas de conscience pour certains : en tant que parents, peut-on toucher à l’intégrité du corps de l’enfant ? Ce qui peut jouer dans un sens comme dans l’autre : entendre des témoignages positifs ou négatifs de parents et/ou d’enfants sur cette expérience.
Dans le groupe, on trouve un peu toutes les opinions à ce sujet.
· Attention : bien informer la famille et la belle famille : choisir la circoncision de l’enfant ne signifie pas que celui-ci devient musulman par ce geste. L’expliquer comme un acte culturel et non religieux.
· Autre question : quelle(s) justification(s) donner à l’enfant en cas de circoncision ? et à la famille musulmane en cas de non-circoncison ? Il faut se préparer à avoir des réponses valables pour explique notre choix, quel qu’il soit.
· Le baptême par contre est un engagement religieux. On trouve 4 cas de figure :
- circoncis et baptisé
- circoncis et non-baptisé
- non-circoncis et baptisé
- non-circoncis et non-baptisé
Certains couples font le choix d’une présentation mixte à Dieu
· Question : n’est-ce pas trop demander à l’enfant de choisir sa religion plus tard ? (choisir entre père et mère ?)
- donner toutes les infos, mais l’important n’est pas de choisir telle ou telle religion mais de transmettre la connaissance en Dieu à l’enfant.
- Le laisser choisir est ce une question de respect de l’enfant ? en fait : pas du tout : c’est plutôt respecter la religion du conjoint et se décharger de cette responsabilité sur les épaules de l’enfant.
- Remarque : ici, on mélange 2 choses : la culture religieuse et la foi.
· Interdits alimentaires : la question du porc a entraîné un débat houleux. Peut-on être musulman et manger du porc ? Pour certains, c’est totalement impossible. Pour d’autres, c’est un détail.
· Transmission des valeurs :
Le problème, ce n’est pas pour le conjoint musulman de voir ses enfants devenir chrétiens ou l’inverse, mais de les voir évoluer dans un monde matérialiste, athée où la spiritualité est relativement absente. Les élever en leur donnant « seulement » des valeurs humanistes, c’est déjà bien, mais ce ne serait pas plus que les autres couples. En tant que couples mixtes, nous avons aussi une autre dimension – spirituelle – à transmettre. Au minimum : marquer les différentes fêtes religieuses des 2 côtés, montrer aux enfants que le temps n’est pas qu’un temps matériel, commercial, athée, mais que c’est également un temps enraciné, le temps a du sens pour nous : le temps de Dieu !


Thème : La transmission de la foi. Que tenons nous à transmettre de nos fois respectives ? Comment gérer les contradictions ?


· Craintes et questions

La principale inquiétude exprimée par rapport à la transmission de la foi est que les enfants ne choisissent pas ou soient embrouillés. Comment les aider à choisir ?
Dans quelle mesure notre choix de nous engager dans une union mixte ne fragilise t-elle pas l’éducation religieuse ? A-t-on une responsabilité si l’enfant ne choisit pas ?
Comment accepter si l’enfant choisit la religion du conjoint ?
Comment fêter les fêtes ? Est-ce qu’il faut les fêter toutes ? Faire des parallèles entre les fêtes des deux religions ?
Quelles valeurs communes voulons nous transmettre ?
Comment parler de la religion chrétienne à l’enfant dans le respect de la foi du conjoint?
Crainte de chacun, chrétien ou musulman que des facteurs amène l’enfant à se tourner plus vers telle ou telle religion (caractère plus simple du « dogme » musulman, société française encore marquée par la religion chrétienne, enfant circoncis, société musulmane dans le cas où le couple retourne au pays etc.).

· Quelques réflexions….

- Ne par embrouiller l’enfant : Il faut tout transmettre sans chercher de compromis ; pour l’enfant, tout vient naturellement, il perçoit très tôt les différences et les intègre sans traumatisme. Choisir les formulations. Dans certaines familles, le conjoint chrétien parle de Jésus comme Verbe de Dieu plutôt que comme Fils de Dieu, ce qui est plus en accord avec la formulation du Coran.
Il est dit dans le Coran que Dieu a fait les différences pour que l’on se surpasse dans les bonnes actions. Les couples mixtes doivent être des témoins de ce verset coranique.
Dans l’Islam aussi Dieu est un Dieu amour et l’amour du prochain est étroitement lié à l’amour de Dieu même si cela est exprimé de façon plus discrète : « Dieu est plus proche de vous que votre veine jugulaire » (Coran) ou bien « Vous ne serez croyants que si vous vous aimez » (hadith).
Quel est le principal de la foi que l’on désire transmettre ? Il faut se mettre au clair avant d’inventer les modalités. Par exemple, dans le christianisme l’acte fondateur et donc la base à transmettre peut être pour certains l’eucharistie et le Notre Père.

- Aider l’enfant à choisir : des enfants ont dit lors d’une rencontre de Pentecôte qu’il était trop difficile de choisir. Le risque est de faire une synthèse des deux religions. Les enfants ne peuvent choisir que ce qu’ils connaissent c'est-à-dire ce qui est vécu dans la famille.

- Transmettre des valeurs : si l’enfant vit dans un foyer accueillant ou on rend service les valeurs s’acquérront d’elles même. Le « mythe fondateur » du couple mixte est le respect de l’autre, l’acceptation de la différence, une affirmation très grande dans l’unité humaine ; c’est ce « mythe fondateur » qu’il doit recréer que le couple va transmettre à ses enfants.
Si les non croyants transmettent aussi des valeurs au nom de l’homme et de sa dignité, les croyants, eux, les transmettent au nom de Dieu qui les guide dans l’amour qu’ils ont l’un pour l’autre et donne une tout autre dimension. Dieu fait partie du « mythe fondateur », il en est même la racine.
- Fêtes : A chaque fête on explique simplement ce qu’elle signifie. Lors de Noël, les enfants sont plus portés par une société de culture chrétienne qui va à contre courant de son parent musulman d’où l’importance d’adopter des stratégies qui feront vivre les fêtes et leur donneront un sens en France. Fêter l’Aïd de façon particulière, par exemple, en confectionnant des gâteaux qui seront portés aux voisins ou la famille. Il est aussi important d’essayer de passer les fêtes musulmanes au pays.

- Témoignage : Les parents sont un modèle et ont une responsabilité de témoignage. D’où l’importance qu’il y ait un équilibre dans la pratique des parents au quotidien. De la même manière, ils se doivent de se former car la connaissance de leur propre religion est fondamentale dans la transmission : « On ne peut donner ce dont ont est dépourvu » dit un proverbe. C’est une chance pour l’enfant de naître dans une famille ou les deux parents sont forts spirituellement, engagés dans leur religion et où il trouvera des repères.
La religion musulmane se transmet par la parole et par les actes, par un bain dans lequel l’enfant baigne dès tout petit. Dans une famille mixte, ce bain n’existe plus ce qui est ressenti comme une frustration pour les musulmans. Cependant les prières, les actes quotidiens, les fêtes sont autant de témoignages.

- Les interdits musulmans: il est important de les transmettre sans culpabilité en montrant les choses du côté positif : « il est bon que… » et en expliquant les interdits. Autrement, le risque est grand que les enfants entrent en réaction.

- Baptême et circoncision : plusieurs couples ont choisi de faire une présentation à Dieu plutôt qu’un baptême afin de ne pas imposer la religion chrétienne. Le baptême des bébés est relativement récent (Moyen Age) ; avant, il y avait la catéchèse puis le baptême comme aboutissement d’un cheminement. La circoncision, présentée comme un acte culturel et non religieux est souvent acceptée par la partie chrétienne.
Mais dans quelle mesure la circoncision vue par beaucoup de musulmans comme une marque forte de l’appartenance à l’Islam ne biaise-t-elle pas dès le départ le choix de l’enfant ?

- Catéchisme ? On ne sait pas ce qui est dit à l’enfant ni l’influence que l’on peut essayer d’exercer sur lui. Cependant, il n’est pas bon que la transmission passe uniquement par les parents. Il s’agit de trouver des sources extérieures : parrains/marraines spirituels ? GFIC ?

- La prière : l’Islam est plus individuel que le christianisme plus communautaire (partage du pain et du vin). Dans la prière, il en est de même : il n’y a pas de prière en famille et le musulman aura moins besoin de partager ce moment.
Ne jamais dire à un enfant : « vient prier avec moi ».

- Accepter que l’enfant choisissent la religion du conjoint : Pour un homme musulman il peut paraître difficile voire impossible que son enfant ne soit pas musulman car il aurait le sentiment de transmettre quelque chose qui ne serait pas la Vérité. Cependant, on ne peut transmettre ensemble si chacun est convaincu d’avoir la Vérité. Les parents ont à cheminer pour évoluer et comprendre que la Vérité est en Dieu et non sur terre ; elle sera connue à la fin des Temps lorsque Dieu nous éclairera.
C’est en approfondissant sa foi que l’on en arrive à ne plus être dérangé que les enfants ne choisissent pas sa religion.
Celui qui vit profondément sa religion, vit toutes les religions : en vivant à fond sa foi, on s’y retrouve toujours.


· 3 témoignages de couples ayant des enfants arrivés à l’âge adulte :

Une famille avec deux garçons et une fille qui se disent croyants mais non engagés dans une pratique religieuse.
Les deux garçons ont épousé des femmes françaises. Les petits enfants ont été baptisés et devraient être catéchisés.
La fille a fait du scoutisme catholique et la mère a le sentiment que si elle n’a pas demandé le baptême c’est pour ne pas faire de mal à son père.
Chaque dimanche soir un temps de prière était pris en famille : lecture d’un texte de la Bible ou du Coran avec réflexion et échanges, Notre Père et Fatiha pour clore le temps spirituel.
Il y a de l’alcool à la maison mais plus par soucis d’accueillir les hôtes que pour une consommation personnelle.

Une famille avec deux filles ayant choisi la religion musulmane
Il y avait une présence plus régulière de l’Islam à la maison et les enfants n’ont senti aucune tension car il n’y avait aucune concurrence entre les parents. Tout était transmis devant le conjoint (crèche, abonnement à Pomme d’Api, sacrifice du mouton) de façon naturelle.
Il n’y a jamais eu de prière institutionnelle mais les filles pouvaient voir leur père prier. Cependant, cela n’empêchait pas une prière commune dans des moments très particuliers (décès…).
L’appartenance au scoutisme musulman a été déterminante dans le choix des deux filles à travers la vie en communauté et une transmission de la foi plus ouverte qu’une école coranique. Le choix s’est fait petit à petit au fur et à mesure des camps.
Depuis qu’elles ont choisi, les filles sont plus attentives à leur mère en tant que chrétienne. Celle ci a très bien accepté leur choix car il était très important pour elle que ses enfants choisissent ; elles ont une bonne connaissance de la religion chrétienne et cela leur donne un éclairage dans leur vie spirituelle.
Les parents ont fait beaucoup de recherches personnelles sur leur religion et sur la religion du conjoint.
Il n’y a ni porc, ni alcool à la maison

Une famille avec deux enfants ayant choisi le baptême
Une présentation à Dieu a été faite lorsque les enfants étaient petits ; elle a été vécue comme un soutien spirituel d’une communauté afin de marquer la volonté de mettre les enfants sur le chemin de Dieu plus que comme un premier pas vers le baptême.
Vers 11 ans, l’ aîné a demandé le baptême et a commencé le catéchisme. Puis sa sœur l’a demandé à son tour. Dans la cité un prêtre ouvrier avait organisé un petit groupe de réflexion avec les enfants pour les aider à réfléchir sur ce qu’ils vivaient.



Thème : En quoi les couples islamo-chrétiens sont-ils des ponts dans une société crispée sur les questions identitaires ?

· Constat : on ne peut pas faire comme si nos familles étaient monoculturelles, dans un contexte de tentions où la société occidentale et les musulmans ont tendance à se crisper sur leur identité. Comment assurer des passerelles entre des mondes qui se confrontent ?

· 3 niveaux de ponts :
- Le couple : dialogues et compromis de tous les jours tout en sachant garder l’essentiel des ses mythes fondateurs sans charger la barque.
- Le témoignage au quotidien : cette vie de couple sera un témoignage vis-à-vis de notre entourage, collègues, amis, parents, un fil d’individu à individu. C’est modeste mais c’est très important. Les enfants incarnent qu’ils le veuillent ou non cette passerelle de fait. Même si l’enfant a, par exemple, fait le choix d’être baptisé, il pourra expliquer les fondements et choses essentielles de l’Islam aux autres chrétiens ; il a un rôle à jouer à ce niveau là.
- Une démarche publique : c’est une démarche consciente et très volontariste, une responsabilité et une exigence particulière de nos couples qui ont déjà fait cette expérience de confluence entre deux univers. Ainsi, par exemple, ils ont dû chercher à comprendre à quoi correspondait la circoncision, quelle est la signification profonde des principes de l’autre religion.
Tous les couples n’y sont pas prêts, par tempérament, manque de conviction ou lassitude.
Pour pouvoir témoigner de façon publique, pour être réellement des ponts, les couples doivent avoir construit des fondements solides, avoir effectué un travail qui permet aux conjoints d’être d’accord sur ce qui est essentiel dans les convictions de chacun.

Couples mixtes, nous sommes de petits acteurs de cette confrontation, de ce dialogue, autrement dit de cette rencontre.

Cette responsabilité nécessite d’être des pédagogues, des interprètes pour expliquer des attitudes, des comportements propres à chaque religion et chaque culture, et bousculer les clichés. Cela n’est pas facile ; les couples se heurtent à l’incompréhension soit en France, soit dans leur pays d’origine.

· Est-ce que nous témoignons suffisamment ?
Il est important d’accepter de rencontrer les médias.
Quand deux univers se rencontrent, il y a toujours une confrontation qui est à la fois déflagration et dialogue. Tout le problème de la civilisation est d’apaiser la confrontation violente et de favoriser la confrontation dialogue.

 

gfic 2008