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Un point sur les règles alimentaires
par : René
Gfic
 
Ce travail a avant tout pour but de mettre à disposition des textes bibliques et coraniques traitant des interdits alimentaires. Les commentaires sont donc limités, et les textes groupés en trois parties : Judaïsme - Christianisme - Islam
 
I. Judaïsme
      Dès le Livre de la Genèse, la question de nourritures dont il faut s'abstenir est posée. Ainsi, voici l'un des points de l'engagement pris par Dieu auprès de Noé :

Genèse 9 : 4 Toutefois vous ne mangerez pas la chair avec sa vie, c'est-à-dire son sang.

   La pratique d'un interdit issu d'une coutume humaine est également évoquée :

Genèse 32 : 33 C'est pourquoi les fils d'Israël ne mangent pas le muscle de la cuisse qui est à la courbe du fémur, aujourd'hui encore. Il avait en effet heurté Jacob à la courbe du fémur, au muscle de la cuisse.


   Mais la principale liste d'interdits alimentaires se trouve dans le Lévitique, avec leur récapitulation en Deutéronome XIV. Voici la liste des animaux dits "purs" et "impurs" :

Lévitique 11 : 1 Le SEIGNEUR adressa la parole à Moïse et à Aaron et leur dit : 2 "Parlez aux fils d'Israël : Parmi tous les animaux terrestres, voici ceux que vous pouvez manger : 3 ceux qui ont le sabot fendu et qui ruminent, ceux-là, vous pouvez les manger. 4 Ainsi, parmi les ruminants et parmi les animaux ayant des sabots, vous ne devez pas manger ceux-ci : le chameau, car il rumine, mais n'a pas de sabots : pour vous il est impur ; 5 le daman, car il rumine, mais n'a pas de sabots : pour vous il est impur ; 6 le lièvre, car il rumine, mais n'a pas de sabots : pour vous il est impur 7 le porc, car il a le sabot fendu, mais ne rumine pas : pour vous il est impur. 8 Vous ne devez ni manger de leur chair, ni toucher leur cadavre ; pour vous ils sont impurs.

9 Parmi tous les animaux aquatiques, voici ceux que vous pouvez manger : tout animal aquatique, de mer ou de rivière, qui a nageoires et écailles, vous pouvez le manger ; 10 mais tous ceux qui n'ont pas de nageoires ni d'écailles -bestioles aquatiques ou êtres vivant dans l'eau, en mer ou en rivière-vous sont interdits 11 et vous resteront interdits ; vous ne devez pas manger de leur chair, et vous mettez l'interdit sur leur cadavre ; 12 tout animal aquatique sans nageoires ni écailles vous est interdit.

13 Parmi les oiseaux, voici ceux sur lesquels vous devez mettre l'interdit ; on ne les mange pas, ils sont interdits : l'aigle, le gypaète, l'aigle marin, 14 le milan, les différentes espèces de vautours, 15 toutes les espèces de corbeaux, 16 l'autruche, la chouette, la mouette, les différentes espèces d'éperviers, 17 le hibou, le cormoran, le chat-huant, 18 l'effraie, la corneille, le charognard, 19 la cigogne, les différentes espèces de hérons, la huppe et la chauve-souris. 20 Toute bestiole ailée qui marche sur quatre pattes vous est interdite. 21 Toutefois, de toutes les bestioles ailées marchant sur quatre pattes, voici celles que vous pouvez manger : celles qui, en plus des pattes, ont des jambes leur permettant de sauter sur la terre ferme. 22 Voici donc celles que vous pouvez manger : les différentes espèces de sauterelles, criquets, grillons et locustes. 23 Mais toute bestiole ailée qui a simplement quatre pattes vous est interdite.

(...) 41 Toutes les bestioles qui pullulent sur la terre ferme sont interdites : on ne les mange pas. 42 Toutes ces bestioles qui pullulent sur la terre ferme, qu'elles se déplacent sur le ventre, ou qu'elles se déplacent sur quatre pattes ou davantage, vous ne les mangez pas, car elles sont interdites. 43 Ne mettez donc pas l'interdit sur vous-mêmes, avec toutes ces bestioles qui pullulent, vous ne vous rendrez pas impurs avec elles et ne serez jamais impurs à cause d'elles"


      Au chapitre XVII de ce même livre, ainsi qu'en Deutéronome XII, on retrouve l'interdit du sang déjà présenté avec Noé. La pratique de l'égorgement rituel est alors évoquée. A ce sujet, voici un épisode de la Bible juive mettant en scène Saül (premier roi d'Israël, mentionné en Coran II, 247) :

Premier Livre de Samuel 14 : 31 Ce jour-là, ils battirent les Philistins, depuis Mikmas jusqu'à Ayyalôn. Le peuple, complètement épuisé, 32 se jeta sur le butin. Il prit du petit bétail, des boeufs et des veaux, les égorgea sur le sol et mangea au-dessus du sang.

33 On le rapporta à Saül : "Le peuple, lui dit-on, est en train de pécher contre le SEIGNEUR en mangeant au-dessus du sang !" Saül dit : "Vous êtes des traîtres ! Roulez vers moi, à l'instant, une grosse pierre !" 34 Saül dit : "Dispersez-vous parmi le peuple et dites : Que chacun m'amène son boeuf ou son mouton. Vous les égorgerez et les mangerez ici, sans pécher contre le SEIGNEUR en mangeant auprès du sang"

Cette nuit-là, dans tout le peuple, chacun amena le boeuf qu'il détenait, et on égorgea à cet endroit.

 

      De plus, il ne faut pas oublier que le contact peut rendre impur ce qui initialement ne l'était pas :

Lévitique 11 : 24 De plus, ces animaux vous rendent impurs -quiconque touche leur cadavre est impur jusqu'au soir, 25 et quiconque porte leur cadavre doit laver ses vêtements et il est impur jusqu'au soir- 26 toutes les bêtes qui ont le sabot non fendu ou qui ne ruminent pas-pour vous elles sont impures : quiconque les touche est impur. 27 De même tous les quadrupèdes qui marchent sur la plante des pieds sont impurs pour vous ; quiconque touche leur cadavre est impur jusqu'au soir, 28 et quiconque porte leur cadavre doit laver ses vêtements et il est impur jusqu'au soir, car pour vous ils sont impurs

(...) 32 Qu'une telle bestiole tombe, en crevant, sur n'importe quel objet, celui-ci devient impur, que ce soit un ustensile de bois, un vêtement, une peau ou un sac, bref un ustensile servant à n'importe quel usage ; on le passe à l'eau, il est impur jusqu'au soir, puis il est pur. 33 Si la bestiole tombe dans un quelconque récipient d'argile, tout le contenu devient impur et vous brisez le récipient ; 34 si l'on répand de cette eau sur n'importe quel aliment comestible, il devient impur ; et de même une boisson potable devient impure, quel que soit le récipient qui la contient.

35 Si le cadavre d'une de ces bestioles tombe sur quelque objet, celui-ci devient impur ; un four ou un réchaud, vous les démolissez, car ils sont impurs et vous les tiendrez donc pour impurs ; 36 pourtant en ce qui concerne source et citerne, la masse d'eau reste pure, mais celui qui touche le cadavre devient impur ; 37 s'il tombe un de leurs cadavres sur du grain destiné aux semailles, le grain reste pur ; 38 mais si l'on a déjà mis de l'eau sur du grain et qu'il y tombe un de ces cadavres, vous tiendrez le grain pour impur.

     Certains interdits venaient parfois s'ajouter :

Nombre 6 : 1 Le SEIGNEUR dit à Moïse : 2 "Parle aux fils d'Israël et dis-leur : Lorsqu'un homme ou une femme s'engage par voue de naziréat à se consacrer au SEIGNEUR, 3 ce nazir s'abstiendra de vin et de boissons alcoolisées ; il ne boira ni vinaigre de vin, ni vinaigre d'alcool ; il ne boira aucune sorte de jus de raisin et ne mangera ni raisins frais, ni raisins secs. 4 Pendant tout le temps de son naziréat, il ne mangera d'aucun produit fait avec le fruit de la vigne, ni avec les pépins, ni avec la peau"


     Vouloir respecter ces règles, certains l'ont fait au prix de leur vie :

Deuxième Livre des Maccabées 7 : 1 Il arriva aussi que sept frères furent arrêtés avec leur mère et que le roi voulut les contraindre, en leur infligeant les fouets et les nerfs de boeufs, à toucher à la viande de porc interdite par la Loi. 2 L'un d'eux, se faisant leur porte-parole, dit : "Que vas-tu demander et apprendre de nous ? Nous sommes prêts à mourir plutôt que de transgresser les lois de nos pères"

(...) 20 Éminemment admirable et digne d'une excellente renommée fut la mère, qui voyait mourir ses sept fils en l'espace d'un seul jour et le supportait avec sérénité, parce qu'elle mettait son espérance dans le Seigneur. (...) 23 "Aussi bien le Créateur du monde, qui a formé l'homme à sa naissance et qui est à l'origine de toute chose, vous rendra-t-Il dans Sa Miséricorde et l'esprit et la vie, parce que vous vous sacrifiez maintenant vous-mêmes pour l'amour de Ses Lois"


II. Christianisme
      La position chrétienne prend sa source dans cette parole de Jésus (que l'on retrouve en Marc VII) :

Matthieu 15 : 11 Ce n'est pas ce qui entre dans la bouche qui rend l'homme impur ; mais ce qui sort de la bouche, voilà ce qui rend l'homme impur (...) 19 Du coeur en effet proviennent intentions mauvaises, meurtres, adultères, inconduites, vols, faux témoignages, injures. 20 C'est là ce qui rend l'homme impur

   L'application de ce principe aux aliments se voit confirmée par la scène suivante (évoquée également en Actes XI, 4-10, et qui rappelle Coran V, 112-115) :

Actes des Apôtres 10 : 9 Le lendemain, tandis que, poursuivant leur route, ils se rapprochaient de la ville, Pierre était monté sur la terrasse de la maison pour prier ; il était à peu près midi. 10 Mais la faim le prit et il voulut manger. On lui préparait un repas quand une extase le surprit.

11 Il contemple le ciel ouvert : il en descendait un objet indéfinissable, une sorte de toile immense, qui, par quatre points, venait se poser sur la terre. 12 Et, à l'intérieur, il y avait tous les animaux quadrupèdes et ceux qui rampent sur la terre, et ceux qui volent dans le ciel. 13 Une voix s'adressa à lui : "Allez, Pierre ! Tue et mange"

14 "Jamais, Seigneur, répondit Pierre. Car de ma vie je n'ai rien mangé d'immonde ni d'impur" 15 Et de nouveau une voix s'adressa à lui, pour la seconde fois : "Ce que Dieu a rendu pur, tu ne vas pas, toi, le déclarer immonde !"

     On comprendra alors cette déclaration de Paul :

Première Lettre de Paul aux Corinthiens 10 : 25 Tout ce qu'on vend au marché, mangez-le sans poser de question par motif de conscience ; 26 car la terre et tout ce qu'elle contient sont au Seigneur

     C'est pourtant ce même Paul qui va émettre des réserves pour certaines situations. En effet, voici ce qu'il dit dans le chapitre que je venais de citer :

Première Lettre de Paul aux Corinthiens 10 : 23 "Tout est permis" mais tout ne convient pas ; "tout est permis" mais tout n'édifie pas. 24 Que nul ne cherche son propre intérêt, mais celui d'autrui.

(...) 27 Si un non-croyant vous invite et que vous acceptiez d'y aller, mangez de tout ce qui vous est offert, sans poser de question par motif de conscience. 28 Mais si quelqu'un vous dit "C'est de la viande sacrifiée" n'en mangez pas, à cause de celui qui vous a avertis et par motif de conscience ; 29 je parle ici, non de votre conscience, mais de la sienne. Car pourquoi ma liberté serait-elle jugée par une autre conscience ? 30 Si je prends de la nourriture en rendant grâce, pourquoi serais-je blâmé pour ce dont je rends grâce ?

31 Soit donc que vous mangiez, soit que vous buviez, quoi que vous fassiez, faites tout pour la gloire de Dieu. 32 Ne soyez pour personne une occasion de chute, ni pour les Juifs, ni pour les Grecs, ni pour l'Église de Dieu.

 

     D'où viennent ces restrictions ? De l'amour du prochain, cette règle mise par Jésus sur le même plan que l'amour de Dieu. Par souci de mon prochain, je ne dois rien faire qui amène sa conscience à l'impureté. Et ce chapitre de la Lettre aux Corinthiens que je citais venait compléter le texte suivant :

Première Lettre de Paul aux Corinthiens 8 : 1 Pour ce qui est des viandes sacrifiées aux idoles, tous, c'est entendu, nous possédons la connaissance.

La connaissance enfle, mais l'amour édifie. 2 Si quelqu'un s'imagine connaître quelque chose, il ne connaît pas encore comme il faudrait connaître. 3 Mais si quelqu'un aime Dieu, il est connu de lui.

4 Donc, peut-on manger des viandes sacrifiées aux idoles ? Nous savons qu'il n'y a aucune idole dans le monde et qu'il n'y a d'autre dieu que le Dieu unique. (...) 7 Mais tous n'ont pas la connaissance. Quelques-uns, marqués par leur fréquentation encore récente des idoles, mangent la viande des sacrifices comme si elle était réellement offerte aux idoles, et leur conscience, qui est faible, en est souillée.

8 Ce n'est pas un aliment qui nous rapprochera de Dieu : si nous n'en mangeons pas, nous ne prendrons pas de retard ; si nous en mangeons, nous ne serons pas plus avancés. 9 Mais prenez garde que cette liberté même, qui est la vôtre, ne devienne une occasion de chute pour les faibles. 10 Car si l'on te voit, toi qui as la connaissance, attablé dans un temple d'idole, ce spectacle édifiant ne poussera-t-il pas celui dont la conscience est faible à manger des viandes sacrifiées ? 11 Et, grâce à ta connaissance, le faible périt, ce frère pour lequel Christ est mort.

12 En péchant ainsi contre vos frères et en blessant leur conscience qui est faible, c'est contre Christ que vous péchez. 13 Voilà pourquoi, si un aliment doit faire tomber mon frère, je renoncerai à tout jamais à manger de la viande plutôt que de faire tomber mon frère.

     Je concluerai cette partie en citant un dernier texte de Paul exprimant le même souci de voir l'amour du prochain primer sur les contingences alimentaires :

Lettre de Paul aux Romains 14 : 1 Accueillez celui qui est faible dans la foi, sans critiquer ses scrupules. 2 La foi de l'un lui permet de manger de tout, tandis que l'autre, par faiblesse, ne mange que des légumes. 3 Que celui qui mange ne méprise pas celui qui ne mange pas et que celui qui ne mange pas ne juge pas celui qui mange, car Dieu l'a accueilli. 4 Qui es-tu pour juger un serviteur qui ne t'appartient pas ? Qu'il tienne bon ou qu'il tombe, cela regarde son propre maître. Et il tiendra bon, car le Seigneur a le pouvoir de le faire tenir.

5 Pour l'un, il y a des différences entre les jours ; pour l'autre, ils se valent tous. Que chacun, en son jugement personnel, soit animé d'une pleine conviction. 6 Celui qui tient compte des jours le fait pour le Seigneur ; celui qui mange de tout le fait pour le Seigneur, en effet, il rend grâce à Dieu. Et celui qui ne mange pas de tout le fait pour le Seigneur, et il rend grâce à Dieu.

(...) 13 Cessons donc de nous juger les uns les autres. Jugez plutôt qu'il ne faut pas être pour un frère cause de chute ou de scandale. 14 Je le sais, j'en suis convaincu par le Seigneur Jésus : rien n'est impur en soi. Mais une chose est impure pour celui qui la considère comme telle.

15 Si, en prenant telle nourriture, tu attristes ton frère, tu ne marches plus selon l'amour. Garde-toi, pour une question de nourriture, de faire périr celui pour lequel Christ est mort. 16 Que votre privilège ne puisse être discrédité. 17 Car le Règne de Dieu n'est pas affaire de nourriture ou de boisson ; il est justice, paix et joie dans l'Esprit Saint. 18 C'est en servant le Christ de cette manière qu'on est agréable à Dieu et estimé des hommes.

19 Recherchons donc ce qui convient à la paix et à l'édification mutuelle. 20 Pour une question de nourriture, ne détruis pas l'oeuvre de Dieu. Tout est pur, certes, mais il est mal de manger quelque chose lorsqu'on est ainsi cause de chute. 21 Ce qui est bien, c'est de ne pas manger de viande, de ne pas boire de vin, rien qui puisse faire tomber ton frère.

22 Garde pour toi, devant Dieu, la conviction que la foi te donne. Heureux celui qui ne se condamne pas lui-même en exerçant son discernement. 23 Mais celui qui mange, alors qu'il a des doutes, est condamné, parce que son comportement ne procède pas d'une conviction de foi. Or, tout ce qui ne procède pas d'une conviction de foi est péché.

 

III. Islam
      Que ce soit pour parler d'ablutions ou d'aliments, la position musulmane est plus proche de la position juive que de la vision chrétienne :

Sourate 2. Al Baqara : 168 Ô gens ! De ce qui existe sur la terre, mangez le licite et le pur ; ne suivez point les pas du Diable car il est vraiment pour vous, un ennemi déclaré

   Les règles alimentaires coraniques n'excluent pas, nous le voyons, ce critère de "pureté". Mais elles privilégient la dichotomie halal-haram (licite-illicite). Et c'est ainsi que le Coran explique le nombre impressionnant d'interdits que doivent respecter les juifs (voir aussi III, 93 ; VI, 146 ; XVI, 118). En effet, ce n'est pas l'impureté de certains aliments qui font qu'ils ne devaient pas être consommés, mais bien le fait que Dieu les ait interdits :

Sourate 4. An Nisâ' : 160 C'est à cause des iniquités des juifs que Nous leur avons rendu illicites les bonnes nourritures qui leur étaient licites...

    De fait, si l'on prend le caractère illicite de la consommation de vin, un interdit de la foi musulmane aujourd'hui bien connu, on s'aperçoit que la raison qui est donnée ne relève pas d'une éventuelle "impureté" du liquide, mais des débordements amenés par l'ivresse, dont les conséquences sont néfastes pour l'homme :

Sourate 5. Al Mâ'ida : 90 Ô les croyants ! Le vin, le jeu de hasard, les pierres dressées, les flèches de divination ne sont qu'une abomination, oeuvre du Diable. Ecartez-vous en, afin que vous réussissiez. 91 Le Diable ne veut que jeter parmi vous, à travers le vin et le jeu de hasard, l'inimitié et la haine, et vous détourner d'invoquer Dieu et de la Prière Rituelle. Allez-vous donc y mettre fin ?


   Quelles sont donc les nourritures interdites aux musulmans ? Une même liste est donnée en plusieurs endroits (voir aussi II, 173 ; V, 3 ; XVI, 115) :

Sourate 6. Al 'An'âm : 145 Dis : "Dans ce qui m'a été révélé, je ne trouve d'interdit, à aucun mangeur d'en manger, que la charogne, ou le sang qu'on a fait couler, ou la chair de porc -car c'est une souillure- ou ce qui, par perversité, a été sacrifié à autre que Dieu" Quiconque est contraint, sans toutefois abuser ou transgresser, ton Seigneur est certes Pardonneur et Miséricordieux.

   Nous retrouvons des interdits évoqués plus haut : consommation d'une bête trouvée morte, de sang, de porc -dont l'impureté est confirmée- et d'une viande sacrifiée aux idoles... La fin du verset nous apprend cependant que la transgression de ces interdits n'a pas la même portée que pour ces juifs que nous évoquions plus haut, morts en martyrs plutôt que d'avoir le moindre contact avec la chair de porc.

 
gfic 2008